Installé depuis 1986, Régis Branger est fils de cultivateurs. Avec Véronique, son épouse, il a souhaité diversifier sa production principale de céréales et de pommes de terre. Leur choix s’est porté sur la culture de l’asperge. L’exploitation compte ainsi aujourd’hui 3 hectares d’asperges et 7 hectares de pommes de terre.
Loin d’être banale, l’asperge est de la même famille que l’ail et l’oignon. Originaire du bassin méditerranéen et bien connue des Romains, elle est cultivée en France depuis le XVe siècle seulement. Ses racines en forme d’étoile sont appelées « griffes ». Ses tiges droites peuvent atteindre 1,5 mètre de haut.
La saison de l’asperge est courte : deux mois au printemps (avril et mai) et sa culture demande des soins quotidiens. Mais alors pourquoi avoir choisi cette plante dont la saison est courte et dont la culture est si exigeante ? Régis et Véronique ont réfléchi en collaboration avec leurs collègues agriculteurs, de façon à diversifier les productions locales. Une réflexion accompagnée du souci de biodiversité. L’asperge n’étant pas très fréquente en Charente-Maritime, mais très bien adaptée au climat et au sol, s’est donc imposée.
Véronique explique que, parmi les différentes variétés d’asperges, elle a privilégié l’Andreas pour ses qualités gustatives. Selon le mode de conduite, l’asperge peut être blanche, violette ou verte. Les asperges blanches pou ssent entièrement sous terre à l’abri de la lumière. Leur goût est fin et délicat. L’asperge violette est très fruitée. Il s’agit tout simplement d’une asperge blanche dont la pointe s’est colorée grâce à la lumière. Quant à la verte, plus longue et plus fine, elle a poussé à l’air libre. Elle offre un goût plus prononcé.
Mais la nouveauté a lieu depuis deux ans à la ferme. Soucieux de servir au mieux leurs habitués, le couple a pensé à une solution pour vendre des asperges toute l’année et pas seulement à la pleine saison. Ainsi sont nées des conserves d’asperge au naturel ou en velouté. Une façon de valoriser le produit.